vendredi 29 mai 2026

Narendra Modi : Nice ne doit pas devenir la vitrine d'un pouvoir qui opprime



Communiqué de presse :

Narendra Modi : Nice ne doit pas devenir la vitrine d'un pouvoir qui opprime



Après avoir reçu le 26 mai à la villa Masséna, Charles Kushner, homme d'affaires new-yorkais propulsé ambassadeur des Etats-Unis par Donald Trump, Éric Ciotti, maire d’extrême droite, s’apprête à accueillir à Nice le Premier ministre indien Narendra Modi, à l'occasion du salon "Bharat Innovates", consacré aux nouvelles technologies.

Le rassemblement citoyen ViVA ! dénonce cet accueil qui intervient dans un contexte de dégradation grave et continue des droits et des libertés fondamentales en Inde, abondamment documentée par des organisations internationales indépendantes.

Amnesty International, Human Rights Watch et la Fédération internationale pour les droits humains alertent depuis l'arrivée au pouvoir de Modi sur la montée du nationalisme hindou, la marginalisation systématique des minorités musulmanes, la répression des voix critiques et l'étranglement de la société civile. La loi discriminatoire sur la citoyenneté de 2019, a fait de la religion un critère d'accès à la nationalité — excluant explicitement les populations musulmanes qui subissent islamophobie permanente, démolitions punitives de biens immobiliers, lynchages en quasi-impunité, boycotts économiques organisés, discours de haine institutionnalisé...

Les communautés traditionnellement marginalisées Dalit (intouchables) et Adivasi (peuples autochtones) ont été privées de justice et de protection équitable tandis qu'au Cachemire l'autonomie constitutionnelle a été supprimée et les droits suspendus.

Amnesty International (qui a dû fermer ses portes en Inde en 2020 sous la pression des autorités) alerte sur une restriction croissante des libertés fondamentales : usage de lois sécuritaires pour réprimer la dissidence, arrestations arbitraires, intimidation de la société civile, recul de la liberté d’expression. Les artistes, intellectuel·les et militant·es sont régulièrement visé·es lorsqu’iels contestent la ligne du pouvoir. (exemple l'écrivaine Arundhati Roy)

Reporters sans frontières place aujourd'hui l'Inde au 151e rang sur 180 pays en matière de liberté de la presse. Des journalistes sont harcelés, poursuivis, réduits au silence.

Dans ce contexte, la réception officielle de Narendra Modi par Éric Ciotti envoie un signal politique très inquiétant : des intérêts économiques ou diplomatiques pourraient primer sur le respect des droits humains fondamentaux.

Accueillir un dirigeant dont la politique néofasciste est régulièrement pointée du doigt pour ses atteintes aux libertés et aux droits humains revient à banaliser ces dérives.

Pour le rassemblement citoyen ViVA ! c'est inacceptable : aucun accord ne doit être passé avec l'Inde tant que la situation des droits humains n'est pas radicalement modifiée

Nice ne peut pas devenir le décor d’une communication politique qui ignore les souffrances et les discriminations vécues par les citoyen·nes indien·nes, journalistes, les artistes, les militant·es.... 

L’éthique et la défense des droits fondamentaux doivent prévaloir sur le développement économique et la recherche du profit.


Le rassemblement citoyen ViVA!

Le 29 mai 2026

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