Fête de l’Assomption :
La laïcité ne doit pas être à géométrie variable à Nice
Le rassemblement citoyen ViVA! – Démocratie, Écologie,
Solidarité s’interroge sur la place prise par la célébration religieuse de
l’Assomption dans la communication officielle de la Ville de Nice.
Le 15 août prochain, Éric Ciotti, maire de Nice et président de la Métropole Nice Côte d’Azur, invite officiellement les Niçoises et les Niçois à participer à la « fête de l’Assomption », en présence d’un prêtre, au port de Nice. Le carton d’invitation est sans ambiguïté : il s’agit bien de la célébration d’une fête religieuse, organisée et promue par la collectivité.
Cette situation appelle une clarification sur la
conception de la laïcité portée par la nouvelle municipalité. La loi de 1905
pose un principe clair : la République ne reconnaît, ne salarie ni ne
subventionne aucun culte. Les collectivités territoriales ne peuvent notamment
pas apporter une aide à l’exercice d’un culte.
Mais cette situation ne commence pas avec Éric Ciotti. La
fête de l’Assomption était déjà officiellement organisée sous Christian
Estrosi. Depuis 2020, le maire de Nice et président de la Métropole invitait
lui-même à « célébrer la Vierge Marie » au port de Nice. Le programme
comportait une procession, une bénédiction par un prêtre, l’embarquement d’élus
et d’officiels avec le clergé et une messe en plein air.
La question que nous posons aujourd’hui est donc plus
large : combien de temps encore la Ville de Nice considérera-t-elle que
certaines célébrations religieuses peuvent être présentées comme des événements
municipaux sans que soit clairement distinguée la tradition culturelle de
l’exercice du culte ?
Nous ne contestons évidemment ni la liberté de croire, ni
celle de pratiquer sa religion. La laïcité protège précisément cette liberté de
conscience et garantit le libre exercice des cultes. Elle impose en revanche à
la puissance publique de rester neutre et de ne favoriser aucun culte.
À Nice, cette exigence doit s’appliquer à toutes et tous,
sans distinction de religion.
ViVA! demande donc à la Ville de Nice de clarifier le
statut exact de cette manifestation, les dépenses publiques qui lui sont
consacrées et la nature des moyens municipaux mobilisés, afin que soit
parfaitement respecté le principe de séparation des cultes et de la puissance
publique.
La laïcité n’est pas l’effacement des religions : c’est
la garantie de la liberté de conscience et de la neutralité de la puissance
publique.
Nice, le 12 août 2026
ViVA! – Démocratie, Écologie, Solidarité









