mercredi 12 août 2026

Fête de l’Assomption : la laïcité ne doit pas être à géométrie variable à Nice

 

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Fête de l’Assomption : 

La laïcité ne doit pas être à géométrie variable à Nice

 

Le rassemblement citoyen ViVA! – Démocratie, Écologie, Solidarité s’interroge sur la place prise par la célébration religieuse de l’Assomption dans la communication officielle de la Ville de Nice.

Le 15 août prochain, Éric Ciotti, maire de Nice et président de la Métropole Nice Côte d’Azur, invite officiellement les Niçoises et les Niçois à participer à la « fête de l’Assomption », en présence d’un prêtre, au port de Nice. Le carton d’invitation est sans ambiguïté : il s’agit bien de la célébration d’une fête religieuse, organisée et promue par la collectivité.


Cette situation appelle une clarification sur la conception de la laïcité portée par la nouvelle municipalité. La loi de 1905 pose un principe clair : la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. Les collectivités territoriales ne peuvent notamment pas apporter une aide à l’exercice d’un culte. 

Mais cette situation ne commence pas avec Éric Ciotti. La fête de l’Assomption était déjà officiellement organisée sous Christian Estrosi. Depuis 2020, le maire de Nice et président de la Métropole invitait lui-même à « célébrer la Vierge Marie » au port de Nice. Le programme comportait une procession, une bénédiction par un prêtre, l’embarquement d’élus et d’officiels avec le clergé et une messe en plein air. 

La question que nous posons aujourd’hui est donc plus large : combien de temps encore la Ville de Nice considérera-t-elle que certaines célébrations religieuses peuvent être présentées comme des événements municipaux sans que soit clairement distinguée la tradition culturelle de l’exercice du culte ?

Nous ne contestons évidemment ni la liberté de croire, ni celle de pratiquer sa religion. La laïcité protège précisément cette liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes. Elle impose en revanche à la puissance publique de rester neutre et de ne favoriser aucun culte. 

À Nice, cette exigence doit s’appliquer à toutes et tous, sans distinction de religion.

ViVA! demande donc à la Ville de Nice de clarifier le statut exact de cette manifestation, les dépenses publiques qui lui sont consacrées et la nature des moyens municipaux mobilisés, afin que soit parfaitement respecté le principe de séparation des cultes et de la puissance publique.

 

La laïcité n’est pas l’effacement des religions : c’est la garantie de la liberté de conscience et de la neutralité de la puissance publique.

 

Nice, le 12 août 2026

ViVA! – Démocratie, Écologie, Solidarité

 

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