Nice : quand la mairie invite (à
nouveau) à l’église
Après le 15 août
et le 9 septembre, la Ville de Nice invite à nouveau officiellement à une fête
religieuse : 3 invitations en 3 semaines, c’est normal pour un curé, trop pour
un maire.
Dans une
invitation officielle adressée au nom du maire et de l’ensemble du conseil
municipal, la Ville invite les Niçoises et les Niçois, dimanche 13 septembre,
au 172ᵉ anniversaire de la
Fête du Malonat, à l’église du Gesù.
Il ne s’agit donc pas seulement de faire vivre le patrimoine culturel niçois : la municipalité invite officiellement la population à participer à une célébration organisée dans un lieu de culte.
Pour le
rassemblement citoyen Viva!, une question se pose : où s’arrête la tradition et
où commence la confusion entre la mairie et le religieux ?
La laïcité ne
combat aucune religion. Elle garantit la liberté de conscience et le libre
exercice du culte tout en imposant à la puissance publique de rester neutre.
Après le 15 août
pour l’Assomption et le 9 septembre pour rendre hommage aux victimes de la
catastrophe aérienne Ajaccio-Nice, voici donc le Malonat. Demain, faudra-t-il
installer une crèche dans le hall de l’Hôtel de Ville ?
La mairie n’est
pas une paroisse.
Cette nouvelle
séquence interroge d’autant plus que les liens affichés par Éric Ciotti avec
l’enseignement catholique sont étroits. Le 6 mai dernier, il participait ainsi
à la journée de l’enseignement catholique des Alpes-Maritimes, organisée par le
diocèse au Palais Nikaïa, avec notamment une messe et une intervention du
maire.
Dans le même
temps, Éric Ciotti entend généraliser dans les écoles la levée des couleurs
(hisser le drapeau tricolore) en faisant chanter la Marseillaise par les
enfants, dans un simulacre quasi militaire.
Derrière
l’obsession des drapeaux et des processions religieuses se cache une véritable
liturgie du pouvoir, un culte de l’autorité et une théâtralisation faite de
cérémonies, de rites et de symboles.
La République,
oui. La confusion des genres, non.
Car à force de
parler d’identité, de famille, de traditions, de religion (catholique bien
entendu) et de symboles, une vieille formule finit par revenir en tête : «
Travail, Famille, Patrie ». Rappelons-le à M. Ciotti : ce n’est pas la devise
de la République. La République française, c’est : « Liberté, Égalité,
Fraternité ».
La laïcité est
un principe qui rend effectives les valeurs républicaines. Elle rend possible
la liberté de conscience (croire ou ne pas croire) et de culte. Elle rend
possible l’égalité républicaine entre les citoyennes et les citoyens sans
aucune distinction de croyances, d’incroyance ou de religion. Elle rend
possible la fraternité entre des citoyennes et des citoyens libérés des
interdits et du carcan social qui peut accompagner une croyance lorsqu’elle est
érigée en religion d’Etat.
Le Rassemblement
citoyen Viva! demande à nouveau à Éric Ciotti de respecter pleinement le
principe de laïcité et la neutralité de la puissance publique en matière
religieuse.
Nice, le 8 septembre 2026
Le rassemblement citoyen Viva !


La France est la fille ainée de l'église
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