mardi 29 septembre 2026

Contestation lycéenne : non à la répression !

 

Contestation lycéenne : non à la répression !


Le rassemblement citoyen ViVA ! condamne la violence de la répression qui s’est déployée mardi 29 septembre contre les lycéen·nes. Alors que ces jeunes se mettent légitimement en mouvement pour protester contre leurs conditions d’études : locaux insalubres, classes surchargées, horaires incohérents, manque de professeur·es, parcoursup… la réponse qui leur est apportée est la violence.

Les images qui circulent sur les réseaux sociaux sont atterrantes. On y voit des forces de l’ordre, jeter un adolescent à terre, un autre policier braquer un lanceur de LBD vers des lycéen·nes qui filment la scène. Dans une autre vidéo, un policier lance une grenade lacrymogène sur une poignée de jeunes.

Le bilan de la répression policière dans les Alpes-Maritimes est lourd : 34 gardes à vue, 7 jeunes et 5 membres des forces de l’ordre blessé·es. Une jeune fille aurait été hospitalisée à la suite de cette répression disproportionnée. Est-ce comme cela que les autorités entendent la colère légitime des jeunes ?

Une fois encore nous constatons l’échec de la doctrine de maintien de l’ordre française qui envoie des gros bras plutôt que des médiateurs. Nous avons vu des forces de l’ordre harnachées pour le combat partir à la rencontre de jeunes en T-shirt et bermuda munis de pancartes ! Où est la réponse proportionnée ? Les quelques endroits où des policiers sont intervenus sans déploiements de force ont rapidement connu un apaisement.

Les lycéen·nes ne se révoltent pas contre l’éducation mais demandent de meilleures conditions d’éducation. Leur infliger une répression aveugle va générer chez eux un sentiment d’injustice, un rejet et une défiance durable vis-à-vis des institutions.

La force ne peut être une réponse adaptée aux revendications légitimes de nos lycéen·nes. Face à la répression, nous réaffirmons notre solidarité avec les lycéennes et les lycéens.

Nous demandons au préfet des Alpes-Maritimes de revenir à la raison, de donner des consignes de dialogue et d’apaisement et mettre immédiatement fin à la répression violente du mouvement lycéen.


Nice le 30 septembre 2026
Le rassemblement citoyen Viva !

dimanche 27 septembre 2026

Transports gratuits à Nice : pour une stratégie claire et une planification maîtrisée

 

Transports gratuits à Nice : pour une stratégie claire et une planification maîtrisée

Le Rassemblement citoyen Viva salue l’instauration par la Ville de Nice de la gratuité des transports en commun pour les moins de 11 ans et les plus de 65 ans, ainsi que la proposition portée par les élus d’opposition de gauche d’étendre cette gratuité aux moins de 26 ans.

Mais nous devons aller plus loin. Des décisions prises au gré des circonstances et des « coups politiques », sans stratégie claire, ne suffisent pas à constituer une véritable politique de mobilité durable.

Depuis 2020, Viva porte la gratuité des transports en commun sur le territoire de la Métropole Nice Côte d’Azur, en l’accompagnant d’un développement massif de l’offre de transports collectifs.

La gratuité des transports en commun répond à un triple objectif :

-        Répondre à l’urgence sociale et la progression de la pauvreté : une personne sur cinq vit sous le seuil de pauvreté à Nice. Réduire le coût des déplacements permet de rendre du pouvoir d’achat aux Niçoises et aux Niçois.

-        Répondre à l’urgence écologique : les transports constituent la première source de pollution atmosphérique et de production de gaz à effet de serre à Nice. Nous devons permettre à chacune et chacun de laisser sa voiture au garage en proposant une alternative collective suffisamment attractive, fréquente et fiable.

-        Rendre effectif le droit à la mobilité pour toutes et tous : de nombreux quartiers sont encore enclavés. Pouvoir prendre gratuitement les transports en commun permet de se déplacer plus librement et sans contrainte, que ce soit pour ses loisirs, l’emploi ou la poursuite de ses études.

Dès qu’une ville ou une métropole instaure la gratuité pour une partie de sa population, elle déclenche un engouement pour les transports en commun et la fréquentation augmente significativement. Ces augmentations successives doivent être maîtrisées afin de permettre d’adapter au fur et à mesure la fréquence, les horaires, les équipements et le maillage du réseau de transports.

Nous proposons une trajectoire claire : avancer par paliers vers la gratuité totale pour les habitant-es de la Métropole et celles et ceux qui y travaillent, avec des étapes préalablement définies et des points d’étape rendus publics. Ces paliers successifs permettront de mesurer la hausse de la fréquentation, d’identifier les besoins d’investissement pour accroître de façon progressive et adaptée le réseau de transports en commun. Ils permettront également le redéploiement par étape du personnel de la Régie Ligne d’Azur.

Éric Ciotti navigue à vue : un pas en avant vers la gratuité, deux pas en arrière pour le tout voiture. Nous proposons une stratégie claire, un déploiement progressif planifié jusqu’à la gratuité des transports pour toutes et tous.

Parce que la mobilité est un droit, parce que la voiture ne peut plus être la seule réponse et parce que l’urgence sociale et écologique ne permettent plus l’improvisation, il faut désormais une trajectoire, des moyens et une véritable vision métropolitaine des transports publics.

 

Nice, le 27 septembre 2026

Le rassemblement citoyen Viva !

mercredi 9 septembre 2026

Nice : quand la mairie invite (à nouveau) à l’église

 


Nice : quand la mairie invite (à nouveau) à l’église

 

Après le 15 août et le 9 septembre, la Ville de Nice invite à nouveau officiellement à une fête religieuse : 3 invitations en 3 semaines, c’est normal pour un curé, trop pour un maire.

Dans une invitation officielle adressée au nom du maire et de l’ensemble du conseil municipal, la Ville invite les Niçoises et les Niçois, dimanche 13 septembre, au 172ᵉ anniversaire de la Fête du Malonat, à l’église du Gesù.

Il ne s’agit donc pas seulement de faire vivre le patrimoine culturel niçois : la municipalité invite officiellement la population à participer à une célébration organisée dans un lieu de culte.

Pour le rassemblement citoyen Viva!, une question se pose : où s’arrête la tradition et où commence la confusion entre la mairie et le religieux ?

La laïcité ne combat aucune religion. Elle garantit la liberté de conscience et le libre exercice du culte tout en imposant à la puissance publique de rester neutre.

Après le 15 août pour l’Assomption et le 9 septembre pour rendre hommage aux victimes de la catastrophe aérienne Ajaccio-Nice, voici donc le Malonat. Demain, faudra-t-il installer une crèche dans le hall de l’Hôtel de Ville ?

La mairie n’est pas une paroisse.

Cette nouvelle séquence interroge d’autant plus que les liens affichés par Éric Ciotti avec l’enseignement catholique sont étroits. Le 6 mai dernier, il participait ainsi à la journée de l’enseignement catholique des Alpes-Maritimes, organisée par le diocèse au Palais Nikaïa, avec notamment une messe et une intervention du maire.

Dans le même temps, Éric Ciotti entend généraliser dans les écoles la levée des couleurs (hisser le drapeau tricolore) en faisant chanter la Marseillaise par les enfants, dans un simulacre quasi militaire.

Derrière l’obsession des drapeaux et des processions religieuses se cache une véritable liturgie du pouvoir, un culte de l’autorité et une théâtralisation faite de cérémonies, de rites et de symboles.

La République, oui. La confusion des genres, non.

Car à force de parler d’identité, de famille, de traditions, de religion (catholique bien entendu) et de symboles, une vieille formule finit par revenir en tête : « Travail, Famille, Patrie ». Rappelons-le à M. Ciotti : ce n’est pas la devise de la République. La République française, c’est : « Liberté, Égalité, Fraternité ».

La laïcité est un principe qui rend effectives les valeurs républicaines. Elle rend possible la liberté de conscience (croire ou ne pas croire) et de culte. Elle rend possible l’égalité républicaine entre les citoyennes et les citoyens sans aucune distinction de croyances, d’incroyance ou de religion. Elle rend possible la fraternité entre des citoyennes et des citoyens libérés des interdits et du carcan social qui peut accompagner une croyance lorsqu’elle est érigée en religion d’Etat.

Le Rassemblement citoyen Viva! demande à nouveau à Éric Ciotti de respecter pleinement le principe de laïcité et la neutralité de la puissance publique en matière religieuse.

 

Nice, le 8 septembre 2026

Le rassemblement citoyen Viva !