Communiqué de presse du rassemblement citoyen ViVA!
100 jours de Ciotti : Nice, le nouveau laboratoire réactionnaire !
Cent jours. Il n'aura fallu que cent jours à Éric Ciotti pour révéler son projet de ville : une politique d'un autre âge, écocide, profondément réactionnaire et sans la moindre vision pour l'avenir de Nice.
Alors que les scientifiques alertent chaque jour davantage sur l'urgence climatique et que la population souffre de la canicule, le maire de Nice répond avec les recettes du siècle dernier : de la climatisation, de la voiture, des avions et du surtourisme. Comme si la crise climatique n'existait pas.
Installer des climatiseurs dans les écoles sans engager un véritable plan de rénovation thermique, de végétalisation et d'adaptation des bâtiments est un aveu d'échec. C'est traiter les conséquences plutôt que les causes, en aggravant encore le problème.
Soutenir l'extension de l'aéroport, c'est organiser l'augmentation du trafic aérien, l'une des activités les plus émettrices de pollutions de toutes sortes et de gaz à effet de serre.
Assouplir les règles encadrant Airbnb, c'est sacrifier le logement des Niçoises et des Niçois sur l'autel du tourisme de masse.
Allonger la durée du stationnement gratuit, c'est encourager toujours davantage l'usage de la voiture individuelle, au moment même où toutes les grandes villes cherchent à réduire la pollution, les embouteillages et les émissions de carbone.
Le logiciel de M. Ciotti tient en quatre mots : béton, bagnoles, climatisation, avions. Tout ce qu'une ville responsable devrait aujourd'hui dépasser.
Mais ces choix ne sont pas seulement une faute écologique. Ils traduisent un projet politique.
Éric Ciotti n'est plus un responsable de droite qui composerait avec l'extrême droite. Il en est aujourd'hui l'un des principaux représentants. Son UDR assume son alliance avec le Rassemblement National et porte la même vision de la société : le repli plutôt que l'ouverture, les postures plutôt que les solutions, la nostalgie plutôt que l'avenir. Si l'on doutait encore de ce vers quoi veut nous entrainer M. Ciotti et l'UDR, il n'est qu’à voir le sens des votes à l'Assemblée nationale en faveur des textes an ti sociaux et discriminatoires, préconisant un "grand rassemblement" excluant les personnes étrangères ou les privant de droits.
À Nice, peu à peu, cette vision prend corps. Pendant que les grandes métropoles européennes investissent dans la bifurcation écologique, les mobilités durables, le logement et l'adaptation au changement climatique, Éric Ciotti ressort les recettes du siècle précédent.
Il prétend préparer demain avec les politiques qui ont fabriqué les crises d’aujourd'hui !
Derrière les annonces des cent premiers jours se dessine un projet plus vaste que la gestion d'une ville.
Ici se déploie, à l'échelle d'une métropole, ce que l'extrême droite voudrait appliquer demain au pays tout entier : moins d'écologie, moins de solidarité, moins d'investissement dans l'avenir ; plus de béton, plus de voitures, plus de pollution, plus de repli, plus d’exclusion, de discriminations et d’inégalités sociales.
Éric Ciotti tente de donner de lui, localement, l’image lisse et respectable du bon gestionnaire. Mettre fin aux folles gabegies de Christian Estrosi et réaliser des économies financières c’est très bien, mais au service de quoi sont réalisées ces économies ? Vont-elles permettre de nourrir et loger dignement les familles à la rue ? De créer davantage de logements sociaux ? Non, Éric Ciotti préfère favoriser les propriétaires de résidences secondaires et supprimer les distributions de repas gérées par des associations dans un lieu favorisant le lien social rue Dabray.
A peine élu maire de Nice, il a publié fièrement sur ses réseaux sociaux une photo de lui, entouré de policiers allant chasser une personne sans domici le qui essayait de survivre, sous une tente, en bordure de la voie rapide. Le message est clair : « nettoyer les rues », cela veut dire traquer les plus pauvres et les plus vulnérables.
En fonction depuis quelques semaines à peine, il a déroulé le tapis rouge au très trumpiste ambassadeur des États Unis, Charles Kushner, ainsi qu'à Narendra Modi, le premier ministre suprémaciste indien. Nice ne doit pas servir de faire valoir aux régimes autoritaires ni légitimer les pires exactions et entraves aux Droits de l'Homme dans le monde.
Le rassemblement citoyen ViVA! refu se que Nice serve de vitrine à ce projet de régression. Nous continuerons à défendre une autre ambition : une ville plus respirable, plus juste, plus solidaire et pleinement engagée dans les défis de notre siècle.
Après cent jours, le constat est sans appel : Éric Ciotti ne prépare pas l'avenir de Nice. Il transforme notre ville pour en faire la matrice d'un projet de société irresponsable et dangereux.
Nice, le 2 juillet 2026
ViVA! – Démocratie, écologie, solidarité
ViVA! – Démocratie, écologie, solidarité

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